Les plaques de rue à
Saint-Jeannet
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Samedi
17 mai 2014, inauguration des plaques de rue créées à l'initiative de
la
mairie, de l'office de tourisme et de la bibliothèque de Saint-Jeannet.
<<...Une
vingtaine de plaques, illustrant les principaux lieux d’intérêt du
village de Saint‑Jeannet, ont été apposées sur les murs du village
durant le printemps 2014.
Ces plaques,
réalisées en métal émaillé, donnent des explications sur les noms et la
destination de ces lieux. Elles sont illustrées avec des anciennes
photos ou des dessins contemporains.
Le samedi 17 mai
2014, ces plaques de rue apposées sur les murs du village ont été
inaugurées. Le maire a accueilli les personnes présentes et remercié
ceux et celles qui ont contribué à la réalisation de ces plaques.
Ensuite, Marie
Royer du service Culture et Tourisme de la mairie a guidé une visite de
ces plaques à travers le village, en passant par les différentes
chapelles et lieux d’intérêt. Cette visite a débuté sur la place
Sainte-Barbe et s’est achevée à la chapelle Sainte-Pétronille dans
laquelle nous avons pu pénétrer. Au passage, nous avons pu lire et voir
la plupart des vingt plaques en situation...>>

Place
Sainte-Barbe.
Une chapelle du XVIe siècle, érigée hors murs et aujourd'hui disparue,
a donné son nom à la place.
Cette place existe depuis 1948, comme l'atteste une inscription sur la
pierre centrale du parapet.
Un petit oratoire, dédié à sainte-Barbe, est encore visible.
Le monument aux morts y a été édifié en 1922.

Rue
Sous-Barri.
Située dans la ville basse, sous les anciens murs d'enceinte, "barri",
en provençal, cette rue rappelle la présence de remparts.

Chapelle Saint-Bernardin.
Ancienne bergerie dans laquelle la confrérie des Pénitents blancs
s'était installée en 1645.
On voit encore, dans le mur, des meurtrières*
qui servaient à la défense du village.
Dominée par un clocheton construit en 1816, la chapelle s'appuie à la
grande tour carrée et crénelée, édifiée en 1667,
qui sert de clocher à l'église paroissiale.
Vendue à la Révolution, elle servit de salle de séance à l'assemblée
communale et fut le siège de la société populaire.
Elle a été rendue à sa destination première en 1803.
* A noter que toutes les bergeries possédent
des ouvertures en forme de meurtrières. C'est l'idéal pour la
luminosité.
Eglise Saint-Jean-Baptiste.
L'église a été construite pour remplacer l'église initiale, qui se
trouvait sur l'emplacement du cimetière actuel.
Elle a été inaugurée en 1666.
Construite sur un plan rectangulaire, sans abside ni transept, l'église
est toujours marquée par une double influence architecturale,
son choeur à la décoration baroque contrastant avec le reste de
l'église, de style provençal.
Elle est placée sous le patronage de saint Jean-Baptiste.

Ruelle des Courcoussoun.
"Courcoussoun" signifie "charançon" (le parasite de la fève), sobriquet
donné aux Saint-Jeannois.
En effet, nécessitant peu d'eau pour sa culture, la fève était la base
de la nourriture.
L'une des spécialités, encore aujourd'hui, reste la tourte de ce
légume, appréciée dans les repas de fêtes.

Place sur le Four.
Anciennement dénommée "le plan du four", elle doit son nom au four à
chaux, aujourd'hui disparu, situé sous la placette du panorama,
dont la construction fut décidée en 1636.
La chaux, produite grâce à l'abondance de bois et de calcaire et
fabriquée selon les techniques déjà utilisées dans l'antiquité romaine,
a notamment servi à la construction de l'église au XVIIe siècle.
Porte dite "de Contardy".
C'est l'une des quatre portes qui, au XVe siècle, protégeaient le
village des invasions et des épidémies.
Seules cette porte et celle de la poudrière existent encore de nos
jours.

Quartier du Queirard.
Du provençal "cairat", qui signifie "lieu perché".
Berceau du village, c'est dans ce quartier que s'installèrent, au XIIIe
siècle, les premiers habitants.
Les "calades" ruelles en pente typiques des villages provençaux,
menaient à la première église paroissiale, aujourd'hui disparue.
Son entrée donnait sur la placette du Saint-Esprit, où se tenait jadis
l'assemblée générale des habitants.

Rue du
Douanier.
Elle rappelle le temps où Saint-Jeannet était à la limite extrême du
royaume de France et village frontière (1380*-1860**).
C'est là, certainement, que vivaient les douaniers.
* Plus exactement de 1388 à 1760 pour la frontière de notre commune avec Gattières.
** Et de 1388 à 1860 pour la frontière de notre commune avec Nice.
Traité du 24 mars 1760 : Art. X : Par le dispositif de l'article
précédent, la Provence acquiert les terres de
Gattières.
Traité du 24 mars 1860 : le Comté de Nice est cédé à la France pour parfaire l'unité italienne.
Porte de la
Poudrière.
Datée du XVe siècle.
Sans doute, faut-il chercher l'origine de
cette dénomination dans les ateliers qui utilisaient le salpêtre pour
la fabrication de la poudre.
A partir de 1792, la commune de Saint-Jeannet subit des réquisitions
pour soutenir l'armée républicaine
contre les attaques austro-sardes sur le Var et l'Estéron.
En témoigne un décret du 14 frimaire an II, portant création de ces
ateliers.
L'urine a également été utilisée dans la fabrication de la poudre à
canon.

Four à pain.
Ancien four banal créé en 1848, son activité cessa dans les années 1930.
Il fut reconverti en cinéma après la seconde guerre mondiale.
Après avoir été un lieu de rencontre, puis le siège du conseil
municipal, ce bâtiment est aujourd'hui affecté aux associations.
Porte de la Ferrage.
Ouverte en 1758, elle donnait accès aux jardins de la ferrage,
"ferrage" signifiant, en provençal, "les terres les plus fertiles"
ou "le lieu où l'on garde le fourrage".
Bien abritées des vents froids, y murissaient de lourdes grappes de
Saint-Jeannet tardif, gros raisins blancs verdâtres,
dorés à maturité et récoltés en hiver.
Ce raisin se trouvait sur les tables des grands hôtels de la Côte
d'Azur, faisant la renommée du village.
Chapelle
Saint-Jean-Baptiste.
Elle fut construite par les Pénitents noirs de 1739 à 1753.
Sous l'ancien dallage, reposent un certain nombre de notables.
Elle présente une voûte en plein cintre et une abside en cul de four.
Cette dernière est ornée d'une fresque représentant la décollation de
saint Jean-Baptiste, surmontée de la colombe du Saint-Esprit.
Rénovée en 2012, elle est aujourd'hui salle communale.
Fresque représentant la décollation de saint Jean-Baptiste.
Rue du Treillard.
Cette dénomination rappelle les nombreuses treilles où s'accrochait la
vigne - souvent de la "clairette"- et, à partir du XIXe siècle, du
Saint-Jeannet tardif.
Devant chaque maison, grimpait un cep, pour former le long de la facade
de fraîches marquises naturelles.
Dans des bocaux remplis d'eau, on mettait un morceau de charbon de bois
pour éviter l'altération du liquide et on y piquait le sarment de vigne.
La grappe, restant à l'extérieur, se conservait jusqu'à Noël.
Impasse de l'Hôpital.
Au bout de la rue Saint-Claude, l'ancien hôpital Saint-Jacques
hébergeait les miséreux et vagabonds de passage.
On distingue encore la porte et la clé de vôute, datée de 1679.
Notre-Dame des Baous.
Appelée successivement "Notre-Dame de Miséricorde", "du Peuple" et "des
Champs",
cette chapelle fut édifié à la fin du XVe siècle.
L'ancien porche, rajouté en 1878, a été comblé sur les côtés pour
empêcher les bugadières revenant de laver leur linge à la Cagne de
"cancanner".
Le clocher fut transformé en 1950 et la cloche installée en 1960.
Un petit bénitier est toujours présent sous la fenêtre de gauche.
Rue de la Tour.
Cette rue, bordée de maisons anciennes, semble avoir été tracée le long
de l'enceinte du village.
La tour située à l'angle, dite "tour sarrazine", est en fait un élégant
colombier dont les assises reposent sur un bloc caractéristique de
pierre
appelée "brèche de Saint-Jeannet".
Lavoir.
Edifié à la fin du XIXe siècle, époque où, enfin, l'eau monta jusqu'au
village.
Ce fut un grand progrès pour les lavandières, qui n'étaient plus
obligées de se rendre aux sources
ou à la rivière pour faire la lessive ou "bugado".
Rue et place de la Soucare.
Cet ensemble constitue ce qu'on appelle parfois, encore aujourd'hui,
"le quartier des masques", où se réunissaient jadis,
dit-on, les sorcières, nombreuses, dans ce pays.
Le mot "soucare" trouve peut-être son origine dans le provençal
"souco", signifiant "la souche" et "la vigne adulte".
Chapelle Sainte-Pétronille.
Edifiée au XIe siècle avant la création du village, elle fut rénovée
une première fois au XIXe.
Dédiée à Sainte-Pétronille, elle était le centre d'un pèlerinage
organisé tous les ans, en mai.
Cette fête correspondant malheureusement à la période de cueillette de
la fleur d'oranger, elle fut peu à peu délaissée.
La chapelle étant très dégradée, sa décoration en fut confiée, en 1973,
au peintre belge Charles Delporte, qui fit don de ses oeuvres à la
commune.