Les Moulins de
Saint-Jeannet
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En amont du pont enjambant la Cagne (Route de Vence M 2210) se trouvaient 2 moulins : |
1 :
moulin à huile connu sous le nom de moulin Giraudy chemin de la Cagne.
Arrété en 1972. |
2
: moulin à farine connu sous le nom de moulin Giraudy chemin de la
Cagne. Construit en 1898. Arrété en 1988. N'existe pas sur le cadastre
de 1833 ! |
A droite en allant vers Vence (M 2210) et avant de franchir la Cagne se trouvent les ruines du vieux moulin : |
3 : vieux
moulin ainsi appelé sur le
cadastre de 1833 ; il ne reste que les deux grands murs qui encadraient
la roue. |
En aval du pont du chemin de fer et en amont du pont de la vieille route de Vence (chemin des Moulins) se trouvaient 4 moulins et un martinet : |
4 : moulin à huile. |
5 : moulin à huile. |
6 : moulin à huile. |
7 :
moulin à farine. |
8 : martinet transformé plus tard en usine électrique sur la rive droite de la Cagne. (Commune de Vence) |
En aval du pont de la vieille route de Vence (chemin des Moulins) se trouvaient 2 moulins : |
9 : moulin à farine sur la rive droite de la Cagne. (Commune de Vence) |
10 : martinet sur la
commune de Saint-Jeannet devenu
plus tard une papéterie et avant 1914 une tannerie. |
Sur l'extrait
(25Fi_122_122_1_A0_COM) de ce plan de 1833, la M 2210 (Rte Nle) a été
rajouté ainsi que la voie ferrée (1892) (chemin de fer).
En amont du viaduc du chemin de fer, on aperçoit le canal
des Moulins desservant les moulins.
L'ancien pont de la Cagne,
chemin des Moulins
(Vieille route de Vence)
En aval du pont, 1 martinet sur la commune
de Saint-Jeannet et un
moulin à farine sur la commune de Vence.
Sur cette ancienne carte
postale, on aperçoit l'ensemble des moulins de la rive gauche de la
Cagne.
<<... Il en était de même pour l'électricité dont l'installation rudimentaire, mais assez efficace, venait d'être réalisée. C'était une idée du maire Louis Clary. La mort l'empêcha de l'exécuter. Mais sa veuve eut à cœur d'y donner suite. Elle fit don en 1902, à la mairie, d'une ancienne forge qui était située sur la rive droite de la Cagne, à proximité de l'ancienne route de Vence. Une dynamo y fut montée qui transformait l'énergie hydraulique en courant électrique. Son fonctionnement, assuré par un concessionnaire, permit d'éclairer gratuitement les principales rues du village et de fournir de l'électricité aux particuliers qui en désiraient. En 1907, une centaine de maisons profitaient de ce service et leurs habitants avaient déjà relégué définitivement les antiques lampes à huile, comme les modernes lampes à pétrole...>>
(d'après J.E. Malaussène page 207).
<<... C'est à cet endroit, emprunté aussi par l'antique route
de Vence, que les anciens Saint-Jeannois portaient leurs grains et
leurs olives. L'eau abondante permettait de mettre en mouvement des
moulins à farine et à huile. La technique n'avait pas sensiblement
progressé depuis l'époque romaine. Le mécanisme très simple
comportait des rouages construits en bois. Les olives, déposées
dans une auge, étaient écrasées sous la pierre ronde de la meule, puis
recueillies dans des couffins et empilées sous un pressoir à cabestan.
La première mouture donnait l'huile vierge destinée à la vente. Un
deuxième passage au pressoir fournissait encore une huile de qualité
dite "fine". La troisième presse, additionnée d'eau chaude, était en
général réservée à la consommation locale. La quatrième presse était
brulée dans les lampes à huile ou quinquets. Le résidu ou grignon
servait d'engrais.
Ce lieu est maintenant bien délaissé. Au début du siècle, on y trouvait
encore une forge, une papeterie et une usine électrique. L'eau
n'alimente plus actuellement qu'un élevage piscicole. Même les
automobilistes, qui préfèrent utiliser la route départementale située
plus haut, ne passent pas nombreux ici. Le calme dont on jouit dans ce
paysage sauvage, jadis animé par le bruit et l'odeur des moulins, en
fait un but de promenade apprécié...>>
<<... Les 16 et 25 nivôse an I (1794), à Saint-Paul-du-Var, eut lieu la vente par adjudication de moulins de la Cagne provenant des biens de l'émigré Joseph-César Villeneuve-Tourrette ci-devant baron de Saint-Jeannet : deux moulins à farine adjugés 9318 livres ; un moulin dit Le Plus Loin et un moulin dit Le Plus Bas adjugés 4354 livres ; un moulin dit le Neuf adjugé 2732 livres. Par une convention du 23 thermidor an II (août 1794), Charles-François-Joseph Euzière vendit à Frédéric Euzière les 2/5 de sa part sur les moulins de la Cagne. Par un acte sous seing privé de 1818 Charles-François-Joseph Euzière vendit à Frédéric Euzière pour 9000 F la moitié de ses deux moulins à farine et à huile de la Cagne...>>
(Le pays de Vence par François Cali Arthaud collection Pays pages 44 et 45)