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sujets sur Saint-Jeannet
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<<...Et enfin, à mi-côte, sur les énormes masses d'éboulis plus ou moins consolidés en brèche dure, trace cicatricielle de l'ultime fracture, s'est campé le village lui-même, où l'industrie, unique au monde, du raisin d'hiver, de plein air, scientifiquement dénommé le Saint-Jeannet-tardif, est due au moins autant à cette structure particulière du sol qu'à son exposition exceptionnelle. La terre et le roc, formés du résidu trituré de toutes les grandes dislocations, offrent à cette race spéciale de vignes des conditions d'enracinement et d'espalier qui ne se retrouvent nulle part ailleurs...>>
(Lettre préface de M. le Docteur Adrien Guébhard à Monsieur J. Malaussène. pages XI et XII)
<<... Le Saint-Jeannet est un très beau raisin à grappe ailée aux gros grains ovoïdes, non serrés, ce qui est un réel avantage. Le Gros-Guillaume est un genre aramon plus volumineux... >>
Cette élogieuse définition de notre plant et de
son frère noir est extraite du
Réveil Agricole,
sous l'article intitulé : "Les raisins de table"
signé C. M. Milan, agent commercial du P.-L.-M.
<<...La culture de ces deux sortes de raisins et tout particulièrement du Saint-Jeannet-Tardif a pris ces dernières années une extention telle que les marchés régionaux ne suffisant pour ainsi dire plus à son écoulement, une baisse considérable des prix en a été la conséquence naturelle.
Il est temps que nos viticulteurs s'organisent en vue de l'exportation lointaine de leurs raisins de table, aussi bien de la période classique de septembre-octobre, que de l'hivernale, suivant ainsi le mouvement déjà donné par leurs collègues de l'Hérault et du Gard...>>
(d'après J.E. Malaussène pages 48 et 49 écrit en 1908)
<<...Mais c'est surtout dans la culture des raisins de table que ce pays parait prédestiné. Exposition suffisamment chaude pour mûrir même les raisins d'Afrique et d'Asie, sécheresse exceptionnelle de l'atmosphère qui permet de conserver les grappes très longtemps sur souche, sans altération, enfin proximité de Nice, grande ville et station hivernale, c'est à dire écoulement rémunérateur et assuré de la marchandise, tout contribue à favoriser Saint-Jeannet et conspire à transformer ses coteaux rocheux en un espalier incomparable. Aussi y cultive-t-on de nombreux raisins néanmoins, celui qui se distingue entre tous par la conservation extraordinaire et qui a fait la réputation du pays, en faisant la fortune de ses habitants est un gros raisin blanc verdure, très tardif que l'on appelle vulgarement raisin de Saint-Jeannet ou de Michel, du nom de l'un de ses premiers propagateurs... Son origine connue remonte à une trentaine d'années. Il existe aussi une autre vigne, dite vigne de Barrière, du nom de son propriétaire et qui ressemble beaucoup à celle de Michel. Pour moi ces deux vignes n'en font qu'une. Les variations de coloration des grains et du volume des grappes de ces deux treilles sont suffisamment expliquées par des différences de conduite et d'exposition...>>
Culture sur échalas du Saint-Jeannet-Tardif (Propriété A. Martel, quartier de La Coste)
Photo extraite du
Livre Saint-Jeannet
(d'après
J.E. Malaussène entre les pages 46 et 47)
Ancienne carte postale publicitaire sur le St-Jeannet-Tardif de Joseph Cormis.
Plaque de rue : Porte de la Ferrage.
Une recherche sur internet permet de se rendre compte qu'un site vend encore du Saint-Jeannet.
Plaque apposée rue du Clavas.
HOMMAGE
RECONNAISSANT
A
BARTHELEMY MICHEL
QUI EN 1866 DECOUVRIT DANS CET ENCLOS
LA VIGNE MERE DU
SAINT JEANNET TARDIF
6 OCTOBRE 1946
Treille installée
sur la facade d'une maison de la rue du Treillard.
La treille était accessible grâce au balcon
posé sur les supports métalliques sous les volets
clos.
A observer aussi le support de poulie permettant de monter des charges
au deuxième niveau.
Plaque de rue : rue du Treillard.
Treille de la Porte de la Poudrière et de la maison attenante.
Treille, rue de la Ferrage.
Treille rue C. F. Euzière. (face à la mairie)
Treille rue Louis Clary.
Treille rue Nationale.
Treille rue Saint-Jean-Baptiste.
Treille rue de l'Eglise. (détail)
<<...Pendant de nombreux siècles, notre commune s'attribua le monopole du pressurage de "la grappe des raisins". Ses viticulteurs devaient exprimer le jus renommé de leurs treilles aux pressoirs communaux, sous peine de 3 livres d'amende au profit du fermier qui avait le droit de percevoir la sixième partie du vin.
Adjugée en 1634 à Jeannon Mallamaire pour 20 écus et demi, la ferme des pressoirs fut enchérie en 1672 de 15 écus en plus par Barnabé Pendillon et Antoine Euzière.
En 1717, les pressoirs se trouvant en très mauvais état, le Conseil, au lieu d'en ordonner la construction de nouveaux, fit mettre en vente les anciens et laissa aux particuliers le soin de "s'en faire faire, si bon leur sembloit"...>>
(d'après J.E. Malaussène page 154)
Un article d'Henri Pellegrini écrit dans la Revue Archéam (N°19 de 2013) rappelle que beaucoup de villages de Provence possédaient des séchoirs. Certains sont encore visibles sous la forme de greniers ouverts.
Pour ceux qui n'avait pas de greniers, des supports en bois fichés dans les murs sous les fenêtres, permettaient de poser dessus des claies pour faire sécher diverses denrées. (amandes, figues, prunes, raisins...).
Les claies faites de canisses* (mises côte à côte et attachées ensemble) étaient facilement mises dehors sur les supports en bois. Elles étaient ainsi à l'abri du vol et facilement retirables en fin de soirées.
* Canisse : du latin canna roseau. Natte composée de roseaux entiers ou fendus en 2 ou en 4 et ligaturés de façon à pouvoir être roulée.
Maison
située
ruelle sur le Four, orientée vers le sud-est.
Maison
située rue Sainte-Barbe, orientée vers
l'est.
Trou et support de claies (flèches rouges).
En vignette et dans le
ciel ; une claie en canisse.
Trous pour support de claies (flèches rouges).