Quelques dates :
987-996 : règne d'Hugues Capet.
996-1031 : règne de Robert II.
1000 : fin des grandes invasions. 7 ou 8 millions d'habitants en
France
(estimation).
1000 <<...Donc
si les conjonctures sont exactes, on peut estimer qu'en l'an mil il y
avait sept ou huit millions d'habitants, pas plus...>> Georges Duby "An 1000 An 2000 Sur les traces de nos peurs" Les éditions Textuel, 1995 - Editions France Loisirs page 39.
1000 1031-1060 : règne de Henri I.
1033 : famine.
1060-1108 : règne de Philippe I.
1100 : 12
millions d'habitants en
France
(estimation).
1108-1137 : règne de Louis VI (le Gros).
1137-1180 : règne de Louis VII (le Jeune).
1180-1223 : règne de Philippe II (Auguste).
1200
: 16
millions d'habitants en
France
(estimation).
1223-1226 : règne de
Louis VIII (le Lion).
1226-1270 : règne de
Louis IX (saint Louis).
1270-1285 : règne de Philippe
III (le Hardi).
1285-1314 : règne de Philippe IV (le Bel).
1300
: 20
millions d'habitants en
France
(estimation).
1300 <<...En
l'an 1300, l'espace recouvert par la France actuelle était sans doute
peuplé d'une vingtaine de millions d'habitants...>> Georges Duby "An 1000 An 2000 Sur les traces de nos peurs" Les éditions Textuel, 1995 - Editions France Loisirs page 39.
1314-1316 : règne de Louis X (le Hutin).
1315
à 1317 : grande
famine.
1316-1316 : règne de Jean I (le Posthume).
1316-1322 : règne de Philippe V (le Long).
1322-1328 : règne de Charles IV (le Bel).
1328-1350 : règne de Philippe VI.
1338
à 1388 : guerre de Cent
Ans.
1345
: 20
millions d'habitants en France (estimation).
1348
: la peste noire. <<...
ce grand massacre de mal nourris...>> Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc" Champs
Flammarion page 17.
1345 à 1400 :
la population
française chute
de 40% (de 20 millions à 12 millions d'habitants) (estimation).
1350-1364 : règne de Jean II (le Bon).
1364-1380 : règne de Charles V (le Sage).
1380-1422 : règne de Charles VI (le Bien-Aimé ou le Fol).
1400
: 12 millions d'habitants
en France (estimation).
1411
à 1453 : guerre de Cent Ans (suite).
1422-1461 : règne de Charles VII (le Victorieux ou le
Bien-Servi).
1461-1483 : règne de Louis XI (le Prudent).
1466 :
Epidémie
de peste.
1482-1483 : disette dans le
languedoc. Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc".
1483 : Réunion de la
Provence à la France.
1483-1498 : règne de Charles VIII (l'Affable).
1495-1496-1497 : mauvaises récoltes. Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc".
1498-1515 : règne de Louis XII (le Père du Peuple).
<<...les habitants de La Gaude gagnèrent
Saint-Jeannet,
laissant le pays abandonné pendant plus de cent
ans...>>
<<...Ce pays s'étendait du
côté de
Sainte-Pétronille, puis après la peste de 1468 il
s'allongea vers le cimetière où l'on bâtit
l'ancienne église (1492)...>>
(Histoire de Vence et de son canton
abbé Tisserand ; Paris- Eugène Belin- 1860, p. 81.
d'après
J.E. Malaussène page 69)

1500 : 18
millions d'habitants en France (estimation).
1500
à 1570 : éruption démographique.
Leroy Ladurie "Les paysans de
Languedoc" Champs
Flammarion page 59.
1501
: mauvaises récoltes.
Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc".
1504-1535 : mauvaises récoltes. <<...
Trop de bouches à nourrir désormais, pas assez de pain pour
tous...>> <<...Fait
languedocien : la longue pénurie des subsistances (1526-1535),
débordées par la démographie, crée l'errance de masse et sa répression
par les autorités...>> Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc".
1515-1547 : règne de François I (le Père et Restaurateur
des Lettres).
1530 : Epidémie
de peste.
1547-1559
:
règne de Henri II.
1559-1560
:
règne de François
II.
1560-1574 : règne de Charles IX.
1562
à 1589 : guerres de religions et de la Ligue.
1574-1589 : règne de Henri III.
1589-1610 : règne de Henri IV (le Grand ou le
Vert Galant).
1600
: 20 millions
d'habitants en France
(estimation). (identique
à l'année 1345 !)
1600 : <<...Dès
le début du XVIIe siècle, la population de Saint-Jeannet,
par suite de son accroissement et de l'extension du village vers le
Baou, éprouva le besoin de faire édifier une
église plus centrale...>>
(d'après
J.E. Malaussène page 305)
1610-1643 : règne de Louis XIII (le Juste).
1618
à 1648 : guerre de Trente Ans.
1650 : <<...Le
3 mai 1650, comme la maladie augmente dans plusieurs lieux de la
Province, on procède à la fermeture des portes du village. Des gardiens
sont postés, en 1656, le long de la côte d'Italie par ordre des
Procureurs du Pays. Au mois d'octobre 1664, la viguerie enjoint de
boucher jusqu'aux brèches des murailles...>>
(d'après
J.E. Malaussène pages 178 et 179)
1643-1715
: règne de Louis XIV (le Grand
ou le Roi Soleil).

Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances de
1582 à 1667 à Saint-Jeannet.
Attention, les années ne sont pas consécutives !
**
Il manque 27 ans après 1586 et 33 ans entre
1629 et 1662 et le nombre de naissances en 1586 et 1629 est incertain.

1660 à 1670
: <<...Si
les productions régressent à la fin du XVIIe siècle, c'est d'abord
parce que les rendements retombent : vers 1660-1670, à l'apogée des
grains, le blé rendait 4 ou 5 pour un, et bien davantage
(6, 7, 8 pour 1) dans les bons fonds, d'après l'enquête languedocienne,
exhaustive, de l'intendant d'Aguesseau. Or, quinze ans plus tard, en
pleine débâcle agricole (1683-1687), les bonnes terres de Coussergues
(Bitterois) font moins de 4 pour 1. C'est une régression, qui ramène
les agriculteurs de cette région à un siècle en arrière, non loin des
tristes rendements des guerres civiles (même pas 3 pour 1 vers
1580-1585).
Pourquoi cette baisse des rendements ? Avarice de la
terre ? Probablement pas ; mais pauvreté des laboureurs, qui manquent
de capitaux, de fonds de roulement, de crédit, de cheptel, donc de
fumier... L'engrais n'est pas seul à manquer. En fait c'est tout,le
cycle des travaux agricoles qui est saboté par les exploitants de la
décennie 1690, faute d'écus...>> Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc" Champs
Flammarion page 280.
1689
à 1697 : guerre de la ligue
d'Augsbourg.
1690 à 1696 : guerre sur le
Var.
1690 à 1710 : petit âge
glaciaire.
1692 : situation financière
à Saint-Jeannet dans une phase critique.
(Malaussène page 138).
1693
à 1694 : grande famine en France
(1,7 millions de
morts) sources :
alertes-meteo.com.
Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances et de
décès
de 1668 à 1699 à Saint-Jeannet.
75 naissances est un record absolu de 1582
à 1907.
Sur cette période de 32 ans, la moyenne annuelle des naissances est de 50
et celle des décès
de 33.

1700 : 21
millions d'habitants en
France (estimation).
1701 à 1713 : guerre de la
Succession d'Espagne.
1704 : affreux pillages
opérés par les troupes de
Savoie
(Malaussène page 139).
1707 : affreux pillages
opérés par les troupes de
Savoie
(Malaussène page 139).
1709 : grande
famine (200.000 à
300.000 morts l'hiver
de 1709 à 1710).
1709 : 20 janvier ;
terrible gelée (Malaussène
page 139).
1715-1774
: règne de Louis XV (le Bien
Aimé).
1720 à 1722 : la grande peste.
1727 : 19 juin ; orage de
grêle détruisant les
blés (Malaussène
page 141).
1742 à 1748 : guerre de la
Succession d'Autriche.
Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances et de
décès
de 1700 à 1749 à Saint-Jeannet.
Les années 1732, 1733, 1734, 1735 et 1736 enregistrent
un déficit en naissances.
Sur
cette période
de 50 ans, la moyenne annuelle des naissances
est de 33
et celle des décès
de 20.

A partir de
1750, augmentation de la
population en France.
1774-1792
: règne de Louis XVI.
1783 : Eruption du volcan
Laki en Islande projetant de grandes
quantités de dioxyde de souffre.
1787 : <<... Cette année a été très pluvieuse ; à
peine s'est-il passé huit jours de suite sans pluie ; les grains ont
été si difficiles à faire à cause de la quantité d'eau, que les anciens
ne se rappelaient pas d'avoir vu jamais une saison si difficulteuse
pour les bleds... aussi y eut-il une grande diminution de grains dans
la récolte suivante...>>
(d'après PRECIS
D'HISTOIRE 1789-1848 par Jean Chennebenoist LIGEL page 31)
1788
: <<...La
gelée
intense qui avait sévi du 24 nov. 1788 au 13 janv.1789 avait
détruit, dans notre région comme par toute la France, la
plupart des oliviers et largement compromis la récolte des
céréales...>>
(d'après
J.E. Malaussène pages 389 et 390)
1792 à 1797 : guerres de la Révolution.
1798 : le service militaire
devient
obligatoire (5 ans). Loi
Jourdan-Delbrel.
<<...Déjà, quelque peu
aveuglé par le
semblant d'instruction reçue à l'école
de son
village, le paysan s'en va à la caserne. Et là,
dans
cette existence plus tranquille, plus
désœuvrée de
soldat, qui lui permet de goûter des plaisirs inconnus
à
la campagne, il puise le désir de rester à la
ville, son
congé terminé, et d'y trouver un emploi, plus
asservissant peut-être, mais moins dur et moins ingrat que le
travail des champs. Il rêve d'être douanier,
gendarme,
agent de police, facteur de postes, cantonnier, en un mot, de grossir
cette armée colossale de fonctionnaires* qui
coûte à notre gouvernement de 7 à 800
millions de francs par année...>>
*
Alors que le chiffre des fonctionnaires de l'Etat atteignait
à peine 200.000 au milieu du siècle dernier, il
dépasse aujourd'hui 500.000.
(d'après
J.E. Malaussène pages 42 et 369)
Malaussène a écrit ce livre en 1908
<<...En attendant, on ne tarde pas à connaître la conscription,
cette forme moderne de l'esclavage...>>
(Georges Sonnier : Un médecin de montagne. -Omnibus Gens de Montagne p.218-)
1798 : A Saint-Jeannet en 1798, sur 15 "défenseurs de la
Patrie" 7
tombèrent au champ d'honneur. Malaussène
page
360.
Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances et de
décès
de 1750 à 1799 à Saint-Jeannet.
En 1794,
on constate un record de décès (74) ?
Sur
cette période
de 50 ans, la moyenne annuelle des naissances
est de 39
et celle des décès
de 30.

1800
: 28 millions d'habitants en France (estimation).
1811 : <<...
La récolte de 1811 n'ayant pas été meilleure que celle de 1810, les
embarras et les inquiétudes se doublérent. On criait famine dans toute
la France... La disette n'était pas le seul fléau dont j'avais eu à me
défendre. On n'avait pas manqué de pain, mais il était à un prix si
exorbitant que, dans l'état de misère où était le pays, il y avait
beaucoup de familles qui ne pouvaient en acheter la quantité nécessaire
à leur consommation... Le peuple les regardait (les pommes de terre)
comme une nourriture de cochons. La culture en était du reste peu
répandue. L'impérieuse nécessité triompha momentanément de tous les
obstacles... J'autorisai le maire à permettre aux boulangers de mêler
une quantité déterminée de farine de maïs dans le pain : ce fut une
précieuse ressource ; les consommateurs ne s'en aperçurent
point...>>
(d'après PRECIS
D'HISTOIRE 1789-1848 par Jean Chennebenoist LIGEL pages 229 et 230)
Thibaudeau, préfet des bouches du Rhône. Mémoires.
1815 : Eruption du Tambora en Indonésie. L'année 1816 est considérée comme sans été. Crise alimentaire en Europe.
1824 : le
service militaire est fixé
à 8 ans.
Loi Suchet.
1837 : l'an de la grippe à Coursegoules.
1841 : loi du 22 mars sur le travail des enfants. A partir de 8 ans. De 8 à 12 ans 8h/jr maxi. De 12 à 16 ans jusqu'à 12h/jr.
Travail de nuit interdit au moins de 13 ans.
Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances et de
décès
de 1800 à 1849 à Saint-Jeannet.
Sur
cette période
de 50 ans, la moyenne annuelle des naissances
est de 40
et celle des décès
de 34.

1860
: rattachement du
Comté de Nice à la France.
<<...Mais, parallèlement, la
dépopulation s'amorce
et un prolétariat se constitue dans la proche banlieue ; on
a
calculé que, de 1861 à 1869, près de
9.000
montagnards sont venus tenter leur chance à Nice,
très
inégalement...>>
(André
Compan -Histoire de Nice et de son Comté- L'astrado 1973
Tome II page 277)
1870 : guerre franco-allemande.
1880 : épidémie de Variole.
<<...Dix
ans plus tard, en 1880, comme
une terrible épidémie de variole faisait de
nombreuses
victimes parmi la laborieuse population de Saint-Jeannet, les membres
de la confrérie, d'accord avec le curé Rostan,
commencèrent une neuvaine au patron
vénéré...>>
(Combe
Théodore-Noël-Rémy curé
de
Saint-Jeannet en 1907 : "Monographie de l'église" de
Saint-Jeannet 1912 p. 21)
1890 : 22 juin, suppression des droits de vaine pâture et de
parcours.
Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances et de
décès
de 1850 à 1899 à Saint-Jeannet.
Sur
cette période
de 50 ans, la moyenne annuelle des naissances
est de 22
et celle des décès
de 30.

1900
: 40 millions d'habitants en France
(estimation).
Le
tableau ci-dessus représente le nombre de naissances et de
décès
de 1900 à 1907 à Saint-Jeannet.
Les deux décès de 1907 semblent bizarre...
Sur
cette période
de 8 ans, la moyenne annuelle des naissances
est de 18
et celle des décès
de 23.
Population
française (estimation) de 1000 à 2000.


Nombre
d'habitants
à Saint-Jeannet de 1789 à 1906.
dressé suivant les recensements de 1789 à 1907.


Population
de
Saint-Jeannet de 1876 à 1999.

Dénombrement
de 1881 à 1911 (Arch. dép A-M Cote
06M 0195 1881-1911 C.G. 06)
Saint-Jeannet
Titres
et Années |
1881 |
1886 |
1891 |
1896 |
1901 |
1906 |
1911 |
Nombre de maisons |
296 |
308 |
321 |
308 |
292 |
284 |
285 |
Nombre de
ménages |
322 |
325 |
340 |
324 |
307 |
308 |
307 |
Nombre
d'individus |
1062 |
1110 |
1123 |
1030 |
953 |
939 |
981 |
Nombre de
Français |
- |
1028 |
1015 |
902 |
836 |
786 |
802 |
Nombre
d'étrangers |
- |
82 |
108 |
128 |
117 |
153 |
179 |
Pourcentage
d'étrangers |
- |
7,98% |
10,64% |
14,19% |
14% |
19,47% |
22,32% |
Total
compté à part
(militaire, enfants en nourrice...) |
- |
1113 |
1377 |
1061 |
965 |
939 |
981 |
A partir de 1886, les étrangers sont
comptés à
part.
En 1881, lors du recensement, on compte 505 cultivateurs, 78 fermiers,
75 journaliers, 43 propriétaires, 11 soldats, 10 revendeurs,
6
domestiques, 5 menuisiers, 5 maçons, 5 tisserands, 4
bouchers, 4
boulangers, 4 tailleurs de pierre, 4 cordonniers, 4 bergers, 4
étudiants, 3 couturières, 3 tailleuse
d'habit, 3
instituteurs, 2 ferblantiers, 2 cafetiers, 2
maréchaux-ferrants, 2 marchands de drap, 1
bourrelier, 1
gendarme, 1 mineur, 1 meunier, 1 prêtre, 1 cordier, 1
terrassier,
1 tailleur de drap, 1 receveur-buraliste, 1 officier de
santé, 1
garde-particulier, 1 négociant, 1 fossoyeur, soit un total
de
797 personnes actives sur 1062 habitants, les enfants de plus de 14 ans
au travail
étant comptabilisés. A cette époque,
les femmes et
enfants de plus de 14 ans ont très souvent la profession du
chef
de famille.


Nombre de mariages
à Saint-Jeannet de 1662 à 1907.
Records (22 mariages en 1697 et 0 en 1763).


Statistique
décennale des naissances
et décès
à Saint-Jeannet de 1671 à 1900.
Comment lire ce
tableau : première colonne = moyenne des naissances et
décès de 1671
à 1680 ; 52 naissances
et 38
décès.
Diminution des
naissances de 1671 à 1740 ; progression de 1741
à 1760 ; diminution de 1761 à 1780,
progression de 1780 à 1800 et diminution de 1810
à 1900.

Abandon
de la zone dite "La Montagne"
Essai d'analyse des raisons de la
conquête et de l'abandon des cultures et du pastoralisme sur
les Baous.
Expansion démographique des années 1500 à 1570 (Leroy Ladurie "Les paysans de Languedoc").
Les
statistiques annuelles des naissances à Saint-Jeannet ne sont connues
qu'à partir de 1582.
Globalement, le nombre de naissances à Saint-Jeannet
décroit inexorablement :
de 52/An
(décennie 1671 à 1680) à 19/An
(décennie
1891
à 1900). -voir le tableau ci-dessus-.
Pendant quelques décennies (de 1730 à 1800)
progression des naissances (de 22/An
à 48/An).
Est-ce pendant cette période que le maximum de cultures
s'établit dans les Baous ?
Le cadastre napoléonien établi en 1835 pour
Saint-Jeannet nous montre déjà beaucoup de ruines
:
(Le Rut, Le Cerisier, Jas Michelis, Pouverier) et quelques masures :
(Les Gardioles, Les Combes et Le Riourun).
Puis, de 1800 à 1900 diminution très nette des
naissances (de 48/An
à 19/An).
Service militaire obligatoire. (voir à la date de 1798)
Guerres napoléoniennes.
Rattachement du Comté de Nice
en 1860 (création d'emplois).
Guerre de 1870.
Décroissance
des
troupeaux suite à la suppression des droits de vaine
pâture et de parcours (1890)
Guerre
de 1914.
Est-ce à la fin du 19e siècle que les Baous ont
été abandonnés ?
La mémoire collective raconte que quelques exploitations de
charbon de bois reprennent dans le Bois du Castellet vers 1930
;
et quelques cultures céréalières aussi
pendant la deuxième guerre mondiale.
<<...Si l'on en juge par le nombre de bergeries en ruines
que
l'on rencontre sur nos montagnes, il est incontestable que jadis les
troupeaux étaient beaucoup plus importants et
élevés par les indigènes
mêmes.
Cette décroissance est en
majeure part le
résultat de la suppression des droits de "vaine
pâture" et
de "parcours"*,
intervenue il y a environ quatre-vingts
ans*, ainsi que de l'abandon de la culture de la terre de
la montagne, actuellement en friche dans sa
totalité...>>
* : Le
droit de vaine pâture consiste dans la faculté que
les
habitants d'une commune ont d'envoyer pêle-mêle en
dépaissances leurs bestiaux sur les fonds les uns des
autres,
lorsque les fonds sont en jachère, ou après
qu'ils ont
été dépouillés de leurs
fruits, comme
encore lorsque ces fonds ne consistent qu'en friches, qui, par rapport
à l'infertilité du sol, sont
abandonnés sans
cultures de la part des propriétaires.
Le droit de
parcours n'est autre chose que la vaine pâture qui prend le
nom
de parcours lorsque, par rapport au mélange des terres de
divers
territoires qui restent les uns dans les autres, elle s'exerce en
commun par les habitants de plusieurs communes.
-PROUDHON,
Traité des droits d'usage, servitudes réelles,
etc., chap XII, 329-335.
(d'après
J.E. Malaussène pages 44 et 370)
* Malaussène a écrit ce livre en 1908, son
environ
"quatre-vingts ans" correspondrait aux environs de l'année
1830.
Les recherches sur Internet précise plutôt
l'année 1890 ?

La guerre de 1914-1918 :
<<...Dans
cette lutte sans merci, ce sont les paysans qui, comme d'habitude, ont
subi les plus lourdes pertes. Il suffit au touriste de compter les noms
inscrits sur les stèles de nos villages pour s'en rendre
compte. Si la montagne niçoise est devenu un
désert humain, c'est que l'hémorragie mortelle de
la guerre de 1914-18 a fauché tous les hommes jeunes et
qu'ainsi, la dépopulation amorcée au milieu du
XIXe siècle s'en est trouvée tragiquement
précipitée. C'est ce conflit effroyable qui a
brisé le comté de Nice, l'a rendu
méconnaissable, l'a vidé de sa substance rurale.
Proportionnellement, les pertes furent si fortes que, jamais au cours
de sa longue histoire, notre pays ne fut aussi totalement
mutilé. Il ne faut pas se fier à l'habitat
resté intact, à l'absence de destructions. Aux
lendemains de la guerre, le décor physique ne cachait plus
que des foyers vides. Si la grange est aujourd'hui démolie,
si les murs des terrains en pente sont en ruines, si les ronces
dévorent le moulin à huile et l'escalier
déjeté, c'est depuis cet
anéantissement...>>
(André
Compan -Histoire de Nice et de son Comté- Tome II L'astrado
1973 page 313)
